Le Biomanagement au service de ressources humaines durables
Nous sommes encore (mais pour combien de temps?) à l’ère du jetable comme en témoignent les sept millions de tonnes de plastique recensées sur l’ensemble des océans de la planète: aujourd’hui, le but d’une activité est généralement de faire du revenu, l’environnement et le bien-être restant des notions secondaires.
Cependant nous voyons émerger une nouvelle tendance de consommation qui veut donner plus de sens aux achats réalisés, qui se veut plus responsable pour préserver la planète.
Le film « Demain » réalisé par Mélanie LAURENT et Cyril DION met en évidence que partout dans le monde des solutions novatrices sont développées pour éviter à notre planète de s’user trop vite.
Il en va de même pour l’entreprise : le Biomanagement, c’est la capacité à manager toutes ses ressources, en priorité humaines, pour assurer la pérennité de l’entreprise et le bien-être de ses acteurs.
Tout comme l’éco-consommation passe par la responsabilisation de chaque être humain sur sa façon de consommer, le Biomanagement s’illustre par la capacité de chacun à adopter des postures responsables pour que les actions menées servent le développement de l’entreprise et la qualité des relations humaines en son sein. Le Biomanagement cela signifie également un tableau de bord de l’entreprise qui intègre désormais trois indicateurs de performances clés : la performance économique, la performance sociale, la performance environnementale.
Mais attention: le Biomanagement ne se décrète pas ! Il nécessite un long temps de préparation (ou maturation) pendant lequel la Direction doit initier son projet de Biomanagement et ses contours, préparer les équipes à sa définition et sa mise en œuvre, se donner du temps pour obtenir les premiers résultats tangibles. A l’image du phénomène de l’Entreprise Libérée, le Biomanagement ne doit pas se transformer en dogme mais rester un courant de pensée réaliste et pragmatique, fidèle à l’école de pensée de Lao Tseu qui privilégia la notion de flux des éléments naturels dans lesquels il faut s’inscrire à la notion d’ordre céleste prônée par Confucius.
Un certain nombre d’entreprises actuellement « en cours de libération » ont du mal à trouver le juste milieu entre l’autonomie et la responsabilisation maximale des collaborateurs et la suppression des contrôles pour ne pas casser cette nouvelle dynamique. Cela provoque le plus souvent une situation d’inconfort et de trouble chez les managers qui ne savent plus quelle bonne posture adopter en définitive alors qu’ils doivent garantir le résultat.
Rien de tout cela dans le Biomanagement : chaque acteur de l’entreprise s’engage lui-même sur le résultat qu’il va garantir et sur son savoir-être pour contribuer à la performance et au bien-être de tous dans la durée. Chaque acteur est totalement impliqué dans une coproduction responsable : nous sommes bien dans une économie collaborative pour une entreprise plus durable.
Avez-vous déjà observé un vol d’étourneaux : encore un bel exemple donné par la nature d’une magnifique harmonie d’ensemble et quelles distances parcourues à partir de postures prises individuellement !